Le Bénin comme les autres pays de la sous- région est confronté aujourd’hui à de sérieux défis d’autogestion scientifique et technologie liée non seulement à la mondialisation mais aussi à la rapidité avec laquelle son développement s’opère. Ces défis se traduisent entre autres par le manque de structures de formation et de recherche de grande envergure et l’insuffisance qualitative et numérique de cadres scientifiques répondant aux exigences du développement actuel.

Cette pénurie de main d’œuvre qualifiée reste une contrainte majeure pour l'atteinte des orientations stratégiques de développement et aussi pour la qualité de services des grandes entreprises et leur compétitivité sur les marchés mondiaux. Les mathématiques sont une discipline à fort impact sur les autres disciplines et jouent un rôle prépondérant dans le développement scientifique et technologique du monde. Cependant force est de constater que dans notre sous-région le nombre de mathématiciens est insignifiant, le niveau de maîtrise des mathématiques est encore faible et son implication à la résolution des problèmes auxquels nos sociétés font face reste embryonnaire.

Dans le secteur de l’éducation le départ en nombre croissant d’enseignants de mathématiques à la retraite et leur faible taux de renouvellement entraîne un déséquilibre dans le ratio enseignants de mathématiques / apprenants, au regard des standards internationaux.

L’Institut de Mathématiques et de Sciences Physiques (IMSP) depuis sa création s’efforce de former au profit de la sous –région des enseignants de mathématiques, mais ses offres restent non seulement largement en dessous des besoins actuels, mais méritent d’être renforcées et diversifiées. Par ailleurs, au niveau de l’enseignement secondaire au Bénin, pépinière des futurs mathématiciens, seulement 1,76% * des candidats au Baccalauréat 2013 viennent de la série C, filière à dominante mathématique et les statistiques dans la sous-région ne semblent guère reluisantes. Ce phénomène de la désaffection pour les mathématiques prend de l’ampleur aujourd’hui dans nos enseignements secondaires et supérieurs et met en difficulté la relève de qualité nécessaire au développement scientifique et technologique.

L’enseignement supérieur dans la sous-région offre une large variété de filières et de programmes en mathématiques et dans des disciplines à fortes dominantes mathématiques, toutefois, ces offres demeurent insuffisantes et ne correspondent pas souvent à la demande.